La télépathie, l’internet de nos cerveaux!

Au début, on s’exclame : « Quelle coïncidence. « Je pensais justement à toi »
Et s’il n’y avait pas de coïncidence?

Acteur de sa vie, chance? On aimerait bien savoir! Et si nos cerveaux étaient vraiment reliés, tel un vaste réseau…internet!
Si, tout simplement ,chaque fois que je pense à quelqu’un ou à quelque chose, mon cerveau envoyait simplement un message qui va se propager dans ce réseau, murir, se construire…et me revenir!
Combien de fois ai-je béni la chance ou la coïndicence. En même temps, en observant de plus près les évènements, combien de fois aussi ai-je été prête à franchir la porte de l’irrationnel!  C’est une idée que je trouve non seulement exitante mais que pas si bête que ça.

En utilisant ce nouvel outil, l’internet, je vais donc pouvoir vérifier cela en démultipliant  les puissances de notre cerveau en mettant le réseau internet au service du réseau humain. C’est le pari que je fais…on verra bien!

Une des raisons de ce blog, est de  retrouver des personnes que j’ai rencontré au cours de toutes ces années.

D’ailleurs, au passage, c’est très drôle que le mot personne désigne à la fois, personne et quelqu’un! A méditer…ils étaient quelqu’un dans ma vie…et ils sont redevenus personne!

J’aimerais revoir beaucoup de ceux qui m’ont permis d’avancer dans ma vie. Ils en font partie à jamais et si pour eux c’est pareil, même si les liens matériels sont coupés, n’est-il pas possible de les retrouver en utilisant les liens de la pensée, relayés par un outil totalement adapté, puisque conçu de la même façon, l’internet.
Donc, l’espace, n’a pas d’importance et je peux recontacter des personnes éloignées :
Celles qui sont loin, comme Karine de Paris, avec laquelle nous avons mené de difficiles batailles dans l’Arpec ou le CFEFR! Qu’est-elle devenue? Disparue des recensements ordinaires, adresse, téléphone..suite à une situation insupportable….j’espère qu’elle va bien et qu’elle reprendra contact avec moi!

Celle encore plus loin dans le temps et dans l’espace, Angela, animatrice qui avait accueilli le groupe d’adolescents que j’accompagnais en RDA, 10 ans avant la chute du mur! Elle, allemande, prof d’anglais et moi avec mes sept années d »‘anglais, donc pas grand chose, on arrivait à des discussions politiques pendant des heures!

Mais aussi, paradoxalement, retrouver  des personnes très proches, que les circontances de notre vie trépidante ne nous font croiser que très furtivement. Un signe de main, un regard complice chargé de souvenirs communs et on s’éloigne. »on n’est pas loin on se reverra!…et le temps passe! « Combien, deux ans déjà? » Pourtant on est à côté, à portée de voix »

Justement, ce sont toutes ces personnes, restées dans ma mémoire auquels je pense beaucoup en ouvrant ce blog.

Des dizaines de visages, des dizaines de  situations se bousculent et je voudrais les retrouver,  les garder en mémoire, les fixer comme une longue liste que l’on fait pour ne rien oublier? Et moi, je suis la reine des listes.

J’ai toujours eu l’impression, et ce depuis toute jeune, ce qui est paradoxale pour une enfant, que le temps s’écoulait à la vitesse grand V. Impression dûe sans doute  à la maladie que j’ai eu à 9 ans.
Longtemps observatrice du monde jusqu’à cet âge-là, j’ai essayé d’en capter des traces : des souvenirs comme les  quelques grains  qui restent dans la main quand le sable s’est s’écoulé entre les doigts.

Certains souvenirs, même très lointains restent gravés : ils sont entretenus dans toutes les conversations familiales et amicales. Et puis, on les réactive  en sortant  quelques photos, comme des vérifications que tout ces souvenirs ne sont pas que le fruit de notre imagination :même si parfois on les sublime : « mais si rappelle-toi , c’était génial! » En se repassant inlassablement le film des souvenirs communs de notre jeunesse, on les conserve, on les peaufine, on se les met au chaud au fond de notre coeur, jusqu’à la prochaine fois!
Quand on s’appelle : alors vous venez à la maison…on sait qu’il y aura un bon repas, mais qu’importe, il y aura surtout ces moments délicieux où tout d’un coup, on aura l’âge que l’on avait à ce moment-là : et on se repasse le film de notre vie commune avec délectation : « et tu te rappelles…eh oui, on s’en rappelle… »

Les photos sont un support essentiel. A la maison, il y avait bien  l’appareil familial mais  on ne l’utilisait que pour des évènements importants et commun à la famille.

Dès l’adolescence, on commence à dessiner les propres contours de sa vie à soi, ses choix dans l’amitié, les loisirs…Très tôt j’ai eu envie d’en capter les moments. et dès que j’ai pu, j’ai pris des photos mais aussi des notes. Par exemple j’ai tenu carnet de bord de toutes les voitures qui nous ont pris en stop avec ma meilleure amie, à l’époque de « c’est un beau roman, c’est une belle histoire! ..;et de temps en temps, avec Françoise, on se retrouve, au bord de la route, le pouce levé!!

Pour les photos, il se trouve que, lors d’une fête de  lycée, j’avais gagné un appareil photo…enfin une simple boîte…tellement minimaliste que j’ai cru d’abord que c’était un jouet. J’ai mis une pellicule (noir et blanc)  et j’ai appuyé sur le levier, des  photos prises   surtout lors de mes deux dernières années de lycée.
J’y ai fixé « quelques copains d’avant » que je ne revois plus…à part Frédérique que je croise, tous les dix ans….on se voit, on en rit « on se reconnaît, c’est encore bon signe, à la prochaine fois!

Ces quelques photos sont rangées dans mon album depuis des années et finalement sont restées très nettes. Je replonge parfois dans ces années-lycée, j’étais au Parc Chabrières à Oullins, à certaines occasions.
La dernière fois, c’est quand Georges, aujourd’hui député, faisait partie d’une commission très médiatisée.
J’ai sorti les photos de mon album, je les ai scannées et j’ai eu envie, au nom de ces années-là de le contacter.  Ce serait comme une carte de visite pour faire passer mon message! Et il est vrai que j’avais beaucoup à dire sur le sujet.
Et puis, finalement, tout est resté dans l’ordi.

Chaque fois que je vais faire mes courses dans la petite ville où j’habite maintenant depuis 18 ans, je croise beaucoup de personnes (encore!) avec lesquelles j’ai partagé des moments importants : les copropriétaires, les parents d’élèves, les élèves ….je ne vais jamais au marché, je ne peux pas faire deux pas! Non pas que je ne veux rencontrer personne, au contraire, mais bon le marché veut bien dire marcher…

Par exemple, chaque fois que je passe devant le mur peint de sa maison, je dis bonjour à Alain, il doit être là, au bord de sa rivière.
Il tenait le pressing du centre avec Muriel sa charmante épouse. La maladie l’a emporté il y a 2 ans déjà!
Il était tellement fier de cette peinture et  de sa perspective… »que l’on arrive par  la droite du mur ou par la gauche, c’est magique, on a l’impression que  la rivière coule vers nous! Que de rire, que de blagues on a échangé! Quand j’allais au pressing, chaque fois, il me mettait en boîte…fonctionnaire, toujours en vacances! je sais , c’est un poncif…mais avec des commentaires, des rires et un moment de bon humeur partagé! Quel plaisir:! Moi, à chaque visite, c’est le fumeur que j’attaquais…C’est vrai qu’un grand gaillard comme lui, avec le soleil de ses  îles de l’océan indien, sur sa peau et dans son regard, rien ne pouvait le mettre à terre! On ne peut plus en rire aujourd’hui!
Et voilà que l’autre jour, je lui dis bonjour, comme toujours et réalise que je n’ai pas croisé Muriel depuis très longtemps…je contourne le bâtiment et je vais vérifier la boîte aux lettres.
Si, son nom est toujours là!
Deux jours plus tard, nous nous croisons chez  notre épicier.
Hasard, Alain ou force de la télépathie!
Petits humains cartésiens que nous sommes. Qui peut le dire?

Cependant, quand on se met observateur de sa vie, ce genre d’évènements arrive très souvent. On appelle ça la coincidence!!!
Avec le recul de 54 ans de vie, je trouve qu’il y en a eu vraiment beaucoup!

De plus en plus, je pense que le hasard n’existe pas, et que l’internet est l’ultime moyen de nous le faire comprendre, nous faire prendre conscience que nous sommes tous reliés dans un immense réseau. Que tous nos cerveaux sont connectés!
S’il y a un grand ordonnateur, il doit se dire qu’il faut vraiment nous mettre les points sur les i!
Il paraît que nous appelons ça la télépathie!

Il me semble que la mise en oeuvre de l’internet, n’est rien d’autre que la démonstration que le réseau des cerveaux est une réalité et que la pensée n’est pas une bulle virtuelle mais un fait.
En racontant  les évènements de ma vie, en en  analysant les différents éléments, raisons et conséquences mais surtout « hasard et nécessité » des rencontres, je vais essayer de faire apparaître sur le papier (ce blog aujourd’hui) le sentiment très fort qui m’habite de plus en plus et qui me tient de plus en plus accro à cet ordi, le hasard n’existe peut-être pas!!!!!

Alors, allons-y…connectons-nous pour concrétiser ce vaste réseau. Pour moi, reprendre des contacts sera aussi relancer des combats comme celui de du CFEFR. Notre requête est toujours déposée devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme…qu’est-elle devenue? Que sont devenues mes amies de lutte? Que sont devenus tous les combattants de cette cause, cause des femmes, des enfants, victime de loi mal appliquée!

Si , il y a 10 ans, le réseau internet avait été ce qu’il est aujourd’hui, sans doute,  aurions-nous pu vraiment faire changer la loi, au lieu d’avoir un pis-aller!
Allez, je pense que le combat va reprendre…puisque de toute façon, pour beaucoup, comme pour notre famille, rien n’a changé. Les troupes sont prêtes, il suffit de les réactiver.
Et dire que je voulais me reposer!

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